La Bourse de Paris toujours fragile au lendemain d’un fort décrochage (-0,68%)

6 janvier 2015

Paru sur Boursorama.com

 

La Bourse de Paris a terminé en baisse mardi (-0,68%), incapable de rebondir au lendemain d’un fort décrochage et toujours fragilisée par la baisse du pétrole et la situation politique en Grèce. L’indice CAC 40 a perdu 27,86 points à 4.083,50 points, signant une troisième séance de baisse consécutive, dans un volume d’échange nourri de 3,6 milliards d’euros. La veille, il avait chuté de 3,31%. Le marché parisien s’est montré très hésitant tout au long de la séance, s’inscrivant en hausse dans l’après-midi, avant de faiblir en fin de journée dans le sillage de Wall Street. « Le marché digère son recul de la veille, sans que les statistiques économiques ne lui permettent de se reprendre », observe Frédéric Rozier, conseiller de gestion chez Meeschaert Gestion Privée. « C’est surtout une journée de transition après le pire début d’année pour le marché depuis plusieurs années », indique-t-il. Les investisseurs ont été peu sensibles aux indicateurs du jour en zone euro où la croissance a un peu accéléré en décembre, mais a été révisé à la baisse, selon l’indice PMI. De même, les chiffres américains n’ont pas été encourageants avec une croissance de l’activité dans les services qui a ralenti plus que prévu en décembre selon l’indice ISM et un recul des commandes industrielles en novembre. « Les marchés ne s’intéressent qu’au pétrole et à la Grèce et devraient rester fragiles jusqu’aux élections grecques du 25 janvier », note M. Rozier, qui rappelle que le CAC 40 ne cède pas pour autant à la panique et se situe encore au-dessus des points bas de fin 2014. La baisse brutale du pétrole, qui s’installe sous le seuil psychologique des 50 dollars à New York, déstabilise les marchés mais « c’est toutefois, à court terme, certainement l’échéance électorale grecque qui provoque le plus d’inquiétudes », souligne Christopher Dembik, économiste chez Saxo Banque. La possible arrivée au pouvoir du parti anti-austérité Syriza fait craindre des négociations difficiles avec les créanciers de la Grèce, ravivant les interrogations autour d’une possible sortie du pays de la zone euro. Parmi les valeurs, CGG a pris 2,12% à 4,82 euros, les investisseurs accueillant favorablement un taux d’utilisation des navires stables au quatrième trimestre, malgré un abaissement de sa recommandation par UBS. Le secteur pétrolier a terminé en ordre dispersé, toujours affecté par la baisse du brut, à l’image de Total (-0,15% à 39,92 euros) et Technip (+1,37% à 47,58 euros). Les valeurs exposées au dollar ont continué de profiter de la faiblesse de l’euro, avec Airbus (+2,32% à 42,62 euros) et Safran (+0,69% à 51,30 euros). Ubisoft a profité (+3,19% à 15,51 euros) d’un relèvement de sa recommandation par JP Morgan. Les valeurs bancaires sont restées sous pression, en raison des incertitudes en Grèce. BNP Paribas a perdu 2,62% à 45,80 euros, Crédit Agricole 1,92% à 10,20 euros et Société Générale 1,78% à 33,18 euros.